Créons la sécurité vieillesse !

Tribune écrite par Aymeric Duvoisin, militant politique, qui a été pendant 8 ans attaché parlementaire de la Sénatrice Michelle Demessine. Au regard de la crise sanitaire que nous venons de traverser, il propose de créer la sécurité vieillesse.

En se rendant, le 17 mai dernier, dans l’Aisne pour commémorer la bataille de Montcornet  au cours de laquelle Charles de Gaulle s’est illustré en 1940, le Président « startuper » n’est pas le premier à tenter de capter un héritage dont tout sa politique prouve qu’il n’est pas le légataire. Avec la crise du Coronavirus, c’est bien un nouvel élan au programme du Conseil National de la Résistance dont la France a besoin plutôt que de faire du gaullisme une opération de communication.

En 1946, l’union des communistes aux gaullistes avait fait naitre notre régime de Sécurité Sociale qui fait aujourd’hui autant partie de notre patrimoine national que la Tour Eiffel ou Notre Dame.

Au sortir de cette guerre contre le coronavirus, l’heure est venue de se pencher sur ce que d’aucuns appellent un naufrage et que les spécialistes abordent selon le concept de « cinquième risque » pour parler de ce qui au fil des âges s’approche comme une certitude : la vieillesse.

Il y quelque chose d’effroyable quant à la menace morbide qui a plané sur les 700 000 résidents des EHPAD au point qu’on y a craint jusqu’au décès de 100 000 résidents et qu’on en dénombre à ce jours 10 000. Cela est d’autant plus insupportable lorsque que le virus s’est propagé à défaut de suffisamment de masques pour les soignants et faute de places dans les hôpitaux pour nos ainés.

Depuis l’épisode caniculaire de 2003, lors de laquelle 19 000 personnes âgées trouvèrent la mort, quelles leçons furent tirées ? Presqu’aucune…

Avec un coût moyen de 2000 euros, le prix d’un Ehpad est 30 % plus cher en moyenne que la retraite de ses résidents, contraints de puiser dans les économies ou de ponctionner les revenus de leurs enfants. Et ce pour des établissements où, pour autant, le manque de moyens s’est transformé en drames humains.

Après la sécurité sociale au lendemain de la guerre, il est grand temps que la collectivité nationale prenne en charge les EHPAD et crée la sécurité vieillesse pour donner un nouveau souffle à la magnifique formule d’Ambroise Croizat  «Dans une France libérée, nous libérerons les Français des angoisses du lendemain.»

En se rendant, le 17 mai dernier, dans l’Aisne pour commémorer la bataille de Montcornet  au cours de laquelle Charles de Gaulle s’est illustré en 1940, le Président « startuper » n’est pas le premier à tenter de capter un héritage dont tout sa politique prouve qu’il n’est pas le légataire. Avec la crise du Coronavirus, c’est bien un nouvel élan au programme du Conseil National de la Résistance dont la France a besoin plutôt que de faire du gaullisme une opération de communication.

En 1946, l’union des communistes aux gaullistes avait fait naitre notre régime de Sécurité Sociale qui fait aujourd’hui autant partie de notre patrimoine national que la Tour Eiffel ou Notre Dame.

Au sortir de cette guerre contre le coronavirus, l’heure est venue de se pencher sur ce que d’aucuns appellent un naufrage et que les spécialistes abordent selon le concept de « cinquième risque » pour parler de ce qui au fil des âges s’approche comme une certitude : la vieillesse.

Il y quelque chose d’effroyable quant à la menace morbide qui a plané sur les 700 000 résidents des EHPAD au point qu’on y a craint jusqu’au décès de 100 000 résidents et qu’on en dénombre à ce jours 10 000. Cela est d’autant plus insupportable lorsque que le virus s’est propagé à défaut de suffisamment de masques pour les soignants et faute de places dans les hôpitaux pour nos ainés.

Depuis l’épisode caniculaire de 2003, lors de laquelle 19 000 personnes âgées trouvèrent la mort, quelles leçons furent tirées ? Presqu’aucune…

Avec un coût moyen de 2000 euros, le prix d’un Ehpad est 30 % plus cher en moyenne que la retraite de ses résidents, contraints de puiser dans les économies ou de ponctionner les revenus de leurs enfants. Et ce pour des établissements où, pour autant, le manque de moyens s’est transformé en drames humains.

Après la sécurité sociale au lendemain de la guerre, il est grand temps que la collectivité nationale prenne en charge les EHPAD et crée la sécurité vieillesse pour donner un nouveau souffle à la magnifique formule d’Ambroise Croizat  «Dans une France libérée, nous libérerons les Français des angoisses du lendemain.»

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