Nous ne paierons pas la crise !

Depuis maintenant plusieurs jours, patronat, gouvernement et droite marchent main dans la main pour tenter de faire payer la crise aux salariés, aux jeunes et aux plus précaires.

Alors que la crise sanitaire que nous traversons est une crise globale provoquée par l’échec du système capitaliste, les architectes du monde d’hier tentent de se poser en bâtisseurs du « jour d’après ».

En refusant de rétablir l’ISF ou d’exiger des contre-parties aux aides financières accordées aux entreprises, Emmanuel Macron, contrairement à ce qu’il affirme, est loin de se réinventer.

Il est impossible de panser nos plaies avec ceux qui ont tiré les balles. Les coupables d’aujourd’hui, ne seront pas les sauveurs de demain. Ils sont totalement disqualifiés.

Le Covid-19 est un puissant révélateur des inégalités sociales qui fracturent notre société. Partout sur le territoire, de plus en plus de personnes n’arrivent plus à se nourrir, à payer leurs loyers, leurs factures d’électricité ou de gaz.

Que fait le gouvernement ? Il débloque 39 millions d’euros d’aides alimentaires pour la totalité du pays et accorde dans le même temps des milliards d’euros à AirFrance ! On voit les priorités.

Aussi, dans ce contexte de crise aiguë, il faut saluer l’action des communes qui distribuent des produits alimentaires aux personnes les plus fragiles.

Au nom de la crise, le gouvernement d’Emmanuel Macron, poussé par le MEDEF, entend faire payer, une fois de plus, la note au monde du travail en exigeant de travailler plus tout en sacrifiant des congés et des RTT.

Nous ne sommes pas responsables de la crise !

Austérité, course au profit, court-termise, saccage écologique, précarité, délocalisations, désindustrialisation … Les causes de la crise que nous traversons sont connues. Nous le mesurons chaque jour un peu plus, la dimension individualiste du travail, poussée à l’extrême, crée aujourd’hui des fractures de solidarité fatale pour de nombreux territoires.

La situation exige des choix de rupture, incompatibles avec les orientations engagées par le gouvernement. Il faut en finir avec l’exaltation de la comptabilité en lieu en place de l’intérêt général, avec la course au profit, avec une minorité qui accapare la richesse produite par une majorité. C’est une voie sans issue !

Nous refusons que le « jour d’après », soit synonyme de recul des acquis sociaux, de casse des services publics ou de destruction de l’environnement.

Demain, nous avons besoin que chaque citoyen investisse l’espace public pour construire « le jour d’après ».

Nous devons construire un futur écologique, solidaire, humaniste en rupture avec les politiques menées jusque-là !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s