Augmentation du prix du gaz : les actionnaires encaissent, les français passent à la caisse !

Alors que les températures baissent avec l’approche de l’Hiver, et après l’augmentation du carnet de ticket de métro de 2 euros, soit 13%, c’est un nouveau coût dur qui vient frapper les Français avec la hausse du prix du gaz de 3% dès le début de ce mois de novembre.

Cette augmentation va toucher plus de 4 millions de foyers. Une fois de plus ce sont les familles les plus modestes qui vont payer la note, car vivant très souvent dans des passoires énergétiques. Alors qu’il devrait être dispensé de TVA, et faire partie des produits de première nécessité, le gaz, par la hausse permanente de son tarif, participe au creusement des inégalités.La concurrence fait baisser les prix nous promettaient-ils. Vraiment ?

Depuis la privatisation de GDF en 2004, et la libéralisation du marché du gaz en 2007, le prix du kilowattheure a quasiment doublé. Nous sommes loin de l’adage favoris des libéraux selon lequel « la concurrence fait baisser ». Et ailleurs en Europe c’est aussi vrai ?

gaz-euro.jpgEn Allemagne, depuis la réforme de libéralisation du secteur de l’énergie (1998), la situation ne cesse de se dégrader. En 2014, 325.000 ménages ont été coupés du réseau électrique et on estime, aujourd’hui, que 14% à 26% des ménages seraient en situation de précarité énergétique. En Espagne, une augmentation des prix de l’énergie de 87 % a été constatée, au cours des 15 dernières années ; à tel point qu’une enquête de l’INE de 2017 a relevé que 8,3% des familles (environ 4 millions de personnes) ne pouvaient pas se permettre de maintenir la maison à une température convenable.

Encore une fois ce sont les familles qui payent les conséquences des différentes privatisations dans le domaine de l’énergie, et notamment du gaz.

Le triptyque est toujours le même : hausse des tarifs, baisse de la qualité et dégradation des conditions de travail des salariés.  Cela suffit !

Pendant que les français voient leurs factures exploser, les actionnaires privés s’accaparent des milliards d’euros. Storengy, GRTGaz, GRDF et Elengy sont ainsi devenus « des machines à cash » servant à remonter les bénéfices afin de payer les actionnaires et plus particulièrement l’Etat. Elles versent chaque année entre 1 et 1,5 milliard d’euros de dividendes !

L’aspiration au bien vivre, au développement durable, ainsi que les réponses aux défis écologiques ne sauraient se réaliser avec les logiques actuelles de marchandisation des services publics.

Le développement de la géothermie à Champigny, placé sous contrôle public via L’Etablissement Public Campinois de Géothermie (EPCG), est une réponse concrète apportée aux campinoises et campinois. Cette technique permet ainsi de de maîtriser le coût du chauffage pour plus de 7000 logements, principalement au Bois-l’Abbé et aux Mordacs, ainsi que pour les équipements publics (écoles…).

L’urgence est à la construction d’une filière de l’énergie sociale et écologique pour répondre aux enjeux du XXIème siècle. Cela ne sera uniquement possible que grâce aux services publics !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s