Échangeur Agen Ouest, Vinci se frotte les mains ! 

Après plus de 6 ans d’attente, le maire d’Agen, Jean Dionis du Séjour, vient de signer une convention de financement entre l’agglomération d’Agen, le conseil départemental et Vinci pour la construction d’un deuxième échangeur, celui d’Agen Ouest.

En 2013, lors de sa présentation, le maire d’Agen assurait que le coût total ne dépasserait pas 15 millions d’euros. Pour être sûr de compter sur le soutien des élus, il avait même promis de le négocier à 12,5 millions d’euros. 6 ans après, nous sommes loin du compte.

D’ailleurs il y a 2 ans, l’ARAFER lancée une première alerte, jugeant surestimée de 30 % le coût du projet. 

En effet, le coût total de cet échangeur sera de 20,5 millions d’euros HT, dont 60% seront financés par l’agglomération et le conseil départemental, donc par les citoyen-ne-s.

Au regard des rentes réalisées par les sociétés autoroutières, plus de 26 milliards de dividendes perçues depuis la privatisation en 2006, il n’est pas acceptable que de l’argent public serve à financer une infrastructure dont VINCI sera le principal bénéficiaire.

Vinci doit payer l’intégralité des travaux !

Si Jean Dionis du Séjour tenait tant à SON échangeur, c’est pour mieux assouvir sa folie des grandeurs et ainsi desservir la Technopole Agen Garonne. Une zone qu’il rêve d’être le poumon économique de demain mais qui tarde à décoller.

L’utilité même du projet pose questions, comme le montre le dossier de demande de principe adressé par Vinci qui fait apparaître une faible hausse du nombre de nouveaux usagers de l’autoroute (environ 200/jours), à l’horizon 2025, et avec un barreau de Camélat supposé mis en service. 

Pendant ce temps, le centre-ville se meurt, les commerces de proximité disparaissent les uns après les autres et ce n’est pas l’opération H&M, avec la communication qui l’accompagne, qui masquera cette réalité.

Cette décision met, une fois de plus, en lumière les choix politiques du maire d’Agen, et président de l’Agglomération, qui privilégie les grands projets économiques à l’amélioration des conditions de vies quotidiennes des agenaises et des agenais.

L’argent public ne doit pas servir à financer des projets avec Vinci mais devrait être utilisé pour servir l’intérêt général. Ces millions d’euros auraient, par exemple, pu être utilisés pour mettre en place un réseau de transport public gratuit sur la ville d’Agen et son agglomération.

Une question qui sera au cœur des prochaines élections municipales.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s