Fermeture du Chronodrive à Boé, les salarié-e-s sacrifiés sur l’autel de la rentabilité.

En début de semaine, le groupe Auchan a annoncé la fermeture de 21 sites jugés « non rentables », dont celui de Boé et la suppression de 723 emplois.

Les conséquences seront terribles pour les salariés du Chronodrive de Boé qui compte 24 salariés. L’enseigne a déjà communiqué qu’il serait impossible de reclasser les douze étudiants qui travaillaient à temps partiel. Pour les autres, elle évoque une possibilité de reclassement. Avec quelle mobilité géographique ? Silence radio.

Alors que le groupe a touché plus de 88 millions d’euros de CICE, en 2018, et plus de 500 millions sur les six dernières années, cette décision est totalement scandaleuse. Comment peut-on expliquer aux salarié-e-s que des sites sont non rentables alors que dans le même temps, Auchan se permet de verser plus de 300 millions de dividendes à ses actionnaires ?

image.jpgPour rappel, le groupe Auchan appartient à la famille Mulliez dont la fortune est estimée, en 2016, par le magazine Challenges, à plus de 26 milliards d’euros, soit la troisième de France.

Pour la famille Mulliez, l’argent c’est sacré. Tellement sacré, qu’elle est allergique à l’impôt. Ainsi, en 2014 et 2016, plus de 21 millions d’euros d’impôts ont été économisés par le groupe nordiste en usant de sociétés écrans à l’étranger, comme l’a révélé Médiacités Lille.

Le champion toute compétition est Patrick Mulliez, fondateur de Kiabi, qui n’a payé que 135 euros d’impôts en 2013, en Belgique sur 1 milliard de revenus.

Et après, le groupe Auchan ferme ses magasins les uns  après les autres car « pas assez rentables ». Quel cynisme, et quel mépris pour les salarié-e-s qu une fois de plus sont la variable d’ajustement dans une course au profit toujours démentielle.

Un homme brille par son silence, Michel Lauzzana, député de la 1erè circonsritpion du Lot-et-Garonne. Il faut dire que pour cet ex du PS, a depuis le début de son mandat, voté des deux mains toutes les lois libérales de son président Jupiterien.

Une question simple, Michel Lauzzana s’engage-t-il à minima à mener la bataille pour exiger le remboursement de l’argent public perçu au titre du CICE, ou l’impunité des patrons voyous va-t-elle continuer ?

 

 

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