Pluie d’or sans contrepartie sur les entreprises du CAC40.

Une semaine jaune. Pas en lien avec la couleur des gilets qui parsèment les ronds-points de notre pays, mais avec la montagne d’or qui ne cesse de se déverser sur les entreprises du CAC40. Plus de 91 milliards d’euros de bénéfices en 2018 ! Les gilets jaunes, eux, n’en réclament pas tant. Simplement le droit de vivre dignement. Les patrons sont-ils prêts à imagespartager ? Au regard des larmes de crocodiles qu’ils ont versé devant leur impuissance à dépasser la barre des 100 milliards, on peut aisément deviner la réponse. Àla France des frigos vides, celle des coffres pleins, oppose une fin de non-recevoir. L’indécence n’a donc pas de limite.

Pourtant depuis 10 ans, on ne peut pas dire que les riches se serrent la ceinture. Entre 2001 et 2018, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC40 ont augmenté de 77%. En corolaire de cette profusion d’or à destination des actionnaires, le dernier classement de Forbes, magazine qui fait référence au pays des exploiteurs, la fortune des ultra-riches français a bondi de 14,5%, en 2018. L’austérité oui, mais, apparemment, pas pour tout le monde.

Contrepartie, c’est le nouveau mot à la mode. Son utilisation par Édouard Philipe vient rappeler, s’il en était besoin, que le logiciel macroniste penche à mille pour cent à droite. Contreparties pour les chômeurs, contreparties pour les aides sociales … Et contreparties pour les entreprises ? Oh que non, sacrilège ! Surtout ne pas vexer ces grands patrons, créateurs des richesses et pourvoyeurs de milliers d’emplois. Cette fable de la macronie, mythe antique du capital, se fracasse les dents à l’étude des chiffres du CICE. Dernier exemple en date, Sanofi. Après s’être gavé d’argent public, environ 150 millions d’euros de CICE chaque année, le groupe, dont le bénéfice a atteint 6,5 milliards d’euros en 2018, vient d’annoncer la suppression de 256 emplois. Et Ford on en parle ? avec un Bruno Le Maire qui jubile en annonçant que le géant américain va abonder à hauteur de 20 millions d’euros sur un fond pour la réindustrialisation du site de Blanquefort. Quelle hypocrisie ! Ford a touché plus de 50 millions d’euros d’argent public.

Les puissants, enfin les exploiteurs, semblent oublier une chose. La richesse, leur richesse, est la nôtre. Elle est issue uniquement de l’exploitation de la force de travail de millions de salariés. Le temps du partage est arrivé. De grès ou de force.

 

 

 

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