Licenciement de Fouad, mobilisons-nous pour dire NON !

On connaissait les licenciements pour « faits » de grève. Depuis peu, la SNCF vient d’inventer le licenciement sans motif.

L’histoire de notre camarade Fouad, conducteur de trains sans voyageur entre les lieux de garage et la gare, mérite d’être connue à double titre.

Pour commencer, elle témoigne d’une dérive autoritaire du pouvoir, permise par la transposition dans la loi ordinaire des mesures d’état d’urgence.  En effet, depuis 2018, la SNCF demande systématiquement, suite à la modification de l’article L114-2 du code de la sécurité intérieure (loi Savary), qu’une enquête administrative soit ouverte par la DGPN SNEAS pour le recrutement ou le changement d’affectation des agents vers les postes de conducteur de ligne et de marchandises dangereuses.

Ensuite, ce licenciement injustifié pourrait créer un dangereux précédent.

50026201_2633403770033794_2688926002930778112_nQue reproche l’entreprise à Fouad ? Rien. Lors de son entretien préalable au licenciement, le DET lui confirme « qu’il n’a rien à lui reprocher ». Pour justifier ce licenciement, il se retranche derrière une décision « qui vient d’en haut ». Que courage ! Le licenciement de Fouad s’opère donc sans passage devant le conseil de discipline, sans demande d’explication et sans conseil de discipline !  Comble de l’ironie, l’avis d’incompatibilité a été vu, puis détruit par on ne sait qui, puis… détruit.  Et on devrait croire la direction sur parole ?

Sans rentrer dans les détails, cela serait trop long, l’ensemble de la procédure de licenciement à l’encontre de Fouad est une longue suite d’incohérences et non-respect des règles procédurales.

Que n’a-t-on pas entendu sur notre camarade, voyage en Syrie, accointances avec des organisations terroristes … Rien de tout cela n’est vrai !

Si on avait traité un cadre de terroriste, comment aurait réagi la direction ?

Le licenciement de Fouad est un licenciement de classe, idéologique et témoigne de la volonté de la direction, au motif fallacieux de sécurité intérieure, de passer outre le code du travail (ou du statut pour les cheminots) pour licencier sans justification.

Demain, la prochaine étape c’est quoi ? Licencier pour adhésion à a CGT ? dans un état de droit en perpétuel recul, les tenants de l’ordre établit sont prêts à toutes les dérives autoritaires, pour faire taire celles et ceux qui portent un autre projet de société.

Ne laissons pas faire.

Il est de notre responsabilité de nous mobiliser massivement, demain à 11h, devant le ministère de l’Intérieur, place de la Madeleine à Paris, pour dire non au licenciement de Fouad.

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