La SNCF prive d’accès au train les personnes en situation de handicap !

Depuis plusieurs années, la direction de la SNCF, engagée dans une course à la rentabilité, saccage le service public ferroviaire, multiplie les suppressions de guichets, de lignes et de trains, rendant de plus en plus difficile l’effectivité du droit au transport pour tous, dans notre pays.

Alors qu’on croyait avoir tout vu, une étape supplémentaire a été franchie dans le cynisme.

En Meurthe-et-Moselle, dans la gare de Blainville-Damelevières, jusqu’à très récemment, un agent SNCF formé et habilité pour la sécurité aidait les personnes handicapées, âgées, chargées ou encore les familles avec poussettes à traverser les voies, par un passage dédié, leur invitant ainsi d’emprunter la passerelle et ses 31 marches.

860_20190304_170956.jpgDepuis le 7 février, avec la suppression de cet emploi de cheminot en gare, les personnes à mobilité réduite sont invitées, par une petite affichette, à se rendre en gare de Nancy ou Lunéville, soit entre 15 et 30 kilomètres plus loin.

La SNCF prive donc les personnes à mobilité réduite d’accès au train. C’est tout simplement une décision discriminatoire.

En effet, depuis la loi de 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, il est prévu un accès aux services publics de façon équitable pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite. On constate ici que ce n‘est pas le cas.

Une loi d’août 2015 est venue rappeler ce principe, en instaurant de nouveaux délais : trois ans pour les transports urbains, six ans pour les liaisons interurbaines et neuf ans pour le trafic ferroviaire. Théoriquement, la SNCF peut attendre jusqu’en 2024, pour se mettre en conformité avec loi.

Mais la réalité est bien différente. Il ne s’agit de problème de délais mais de volonté de l’entreprise.  En effet, La SNCF, qui refuse très souvent de réaliser ces mises en conformité, au motif que cela coûte cher, s’abrite derrière un maquis de la loi complexe pour s’exonérer d’une obligation.

Il faut au passage signaler l’attitude de l’État, qui par sa passivité concourt à exclure cette catégorie de la population du droit au transport.

Décidément dans le cœur des dirigeants de la SNCF, l’argent a plus de valeur que le droit au transport pour les personnes handicapées.

La mission de la SNCF ce n’est pas de vendre des billets de trains dans les bureaux de tabac ou de faire des gares des zones commerciales, mais bien rendre des missions de services publics.

Là-dessus, elles est loin du compte.

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