Tarbes, la solidarité comme boussole de l’Europe de demain.

Une véritable bouffée d’oxygène. Loin du déferlement de haine à l’œuvre qui tend à se développer aux quatre coins du pays, Tarbes a été, pendant 48h, le cœur battant d’une solidarité qui réchauffe les âmes. Comment aujourd’hui accepter que des femmes et des hommes, qui fuient guerres, persécutions, misère ou réchauffement climatique, soient assignés à résidence au motif qu’ils ne viennent pas du « bon » continent ? Le monde, c’est le mouvement, c’est la liberté d’aller et venir, partout. Ne nous laissons pas enfermer dans le débat sur l’identité. La question n’est pas là. Elle ne sera jamais là. Quand on parle liberté de mouvement, on parle d’égalité. C’est la guerre aux identitaires et non aux identités qu’il nous faut mener. Oui cette question de la solidarité, de l’accueil est centrale. La manière dont nous la traiterons, dont nous la ferons vivre, sera éclairante sur l’avenir de notre monde. Je crois beaucoup au concept de « citoyenneté de résidence » évoqué ce week-end par Jean-François Mignard, dirigeant national de la 51987075_2182501852066789_2133855325927768064_n.jpgLDH.

Des barrières pour les citoyens du monde, des autoroutes pour les capitaux. Le contraste est saisissant. Le Brexit, ce mot est sur toutes les bouches. Rassurez-vous, ce n’est pas pour parler des conséquences sur le quotidien des travailleurs britanniques ! Ce mot, s’il ne fait pas tomber les murs érigés par Frontex au nom de l’Europe forteresse, il est le mot magique pour casser les derniers barrages relatifs aux flux financiers. Quand vous avez de l’argent, l’Europe est une passoire.

L’exit-tax, destinée à attirer les banquiers de la City, en exonérant d’impôts les hauts salaires, en est le parait exemple. Sous le règne de Macron, ex banquier de Rotschil, les bras s’ouvrent quand tu t’appelles Mathew et que tu es consultant financier pour UBS. En revanche, pour Djibril, jeune soudanais qui fuit la guerre, ce sont les barbelés ou le « dublinage ». Á défaut d’en faire un haut lieu de la solidarité, Emmanuel Macron souhaite faire de Paris la plaque tournante de la finance de demain. Cela en dit long sur sa vision de l’Europe, une Europe de l’argent.

Alors que faire ? La gauche est face à son histoire. Elle doit assumer ses responsabilités. Les élections européennes, dont certains veulent au mieux réduire le débat à un combat entre libéraux et fachos, au pire escamoter tous débats d’idées, sont une occasion qu’il nous faut saisir pour mener la confrontation idéologique. Les fachos, comme les libéraux, ne parlent jamais de solidarité, sauf quand il s’agit de satisfaire les intérêts du capital. Nous devons faire entendre notre voix, celle de la gauche de progrès et d’alternative. Oui, nous sommes pour l’accueil inconditionnel et la liberté d’installation.

Contrairement au slogan tristement célèbre « there is no alternative », d’autres choix sont possibles. À Tarbes, Marie-Pierre Vieu, députée européenne du PCF, a conclu la journée en rappelant que « nous devons faire de la pédagogie sur cette question ». Alors, allons-y, sans attendre !

 

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