Macron et l’ingérence, un concept aux multiples facettes.

L’ingérence. Ce mot est sur toutes les bouches. Depuis plusieurs jours, une rumeur circule. « 40.000 à 50.000 militants ultras qui veulent la destruction des institutions » sont en permanence au  cœur du mouvement des gilets jaunes a affirmé le président de la République dans une interview accordée à Paris-Match. Des éléments étrangers, il faut entendre Russes, seraient en France pour déstabiliser le pouvoir. Au dire d’Emmanuel Macron, ils auraient infiltré les gilets jaunes et « manipuleraient » les animateurs des mobilisations. Ce n’est plus Eric Drouet, mais Erikoff Drouetofski ! À croire que les litres de Vodka absorbés par le Président, pour fêter les contrats d’affaire de Benalla, avec le milliardaire russe Iskander Makhmudov, ont fait perdre la raison à Jupiter. Elle semble, la raison, désormais aussi rare que l’eau au milieu du désert. Pourtant le gouvernement xds936n5.gifn’a pas fini sa traversée.

En revanche, rares sont les paroles du président au sujet de l’ingérence Américaine au Venezuela. Pour crier stop à la dictature et s’empresser de reconnaître président un homme qui organise un coup, ça se bouscule ! Diable ce n’est pas un coup des russes cette fois-ci ?  Après le régime américain et français, ils auraient refusé d’ajouter une nouvelle victoire à leur tableau de chasse « d’ingérences » ? Décidément la « dévitalisation quasi physiologique de la démocratie  », dénoncée par Macron, semble en premier lieu toucher les tenants du pouvoir. Les intérêts économiques que représentent le pétrole ne sont sans doute pas étrangers aux prises de positions rapides des états européens. Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, s’est même permise de qualifier « de farce » l’élection de Maduro. Sans doute trouve-t-elle plus fréquentable, Elliott Abrams, l’homme chargé par Trump pour « restaurer la démocratie au Venezuela ». Ses états de service : en 1982, il a couvert les massacres de l’armée du Salvador et a défendu Efrain Rios Montt, arrivé au pouvoir après un coup d’État, alors qu’il dirigeait une campagne de meurtres de masse et de torture les peuples autochtones au Guatemala. C’est une certaine idée de la démocratie !

En revanche, sur le grand débat, aucun risque d’ingérence du peuple, ni des gilets jaunes. Des questions bornées, des sujets évacués et pour finir un référendum orienté. Alors madame Loiseau, où est la farce démocratique ?

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