Hausse des prix de l’électricité de 6%, la libéralisation des services publics doit être abandonnée !

Alors que nous traversons une crise sociale qui se cristallise autour de la question du pouvoir d’achat, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de demander au gouvernement une hausse de 6% des tarifs de l’électricité pour 2019. En plus d’être un nouveau coup porté aux plus précaires de notre pays, cette augmentation sonne comme une provocation.

Cette décision, qui aura pour conséquence d’augmenter d’environ 85€ par an, pour un foyer chauffé à l’électricité, et 25€ par an, pour un ménage chauffé avec une autre énergie, met également en lumière l’échec des politiques de libéralisation des services publics (électricité, gaz, transports ou services postaux) imposées par des directives européennes.

Nous, cheminots, nous ne connaissons que trop bien, les effets néfastes de la libéralisation, avec l’exemple du fret ferroviaire. Depuis 2006, date de l’ouverture à la concurrence, nous sommes passés de 12000 cheminots au fret à moins de 5000 cette année et la part modale de marchandises transportée par rail est passée sous la barre des 10% !

La concurrence fait baisser les prix nous disent-ils ! Mensonge !

Les exemples sont multiples. En Allemagne, depuis la réforme de libéralisation du secteur de l’énergie (1998), la situation ne cesse de se dégrader. En 2014, 325.000 efménages ont été coupés du réseau électrique et on estime, aujourd’hui, que 14% à 26% des ménages seraient en situation de précarité énergétique. En Espagne, une augmentation des prix de l’énergie de 87 % a été constatée, au cours des 15 dernières années ; à tel point qu’une enquête de l’INE de 2017 a relevé que 8,3% des familles (environ 4 millions de personnes) ne pouvaient pas se permettre de maintenir la maison à une température convenable.

Il est temps de mettre fin à ces directives européennes de libéralisation qui saccagent nos services publics avec comme conséquence une hausse systématique des prix, une dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travails dégradées pour les salariés.

Le gouvernement doit dire NON à cette hausse. La priorité d’Emmanuel Macron doit être de baisser la TVA à 5,5% sur les produits de premières nécessités comme l’électricité et le gaz.

Il nous faudra engager une grande bataille, lors des prochaines élections européennes, pour imposer le retrait de ces directives de libéralisation des services publics.

Utilisons le rapport réalisé, par Marie-Pierre VIEU et Marie-Christine VERGIAT, sur les services publics en Europe. Mettons-le entre toutes les mains, et portons-le pour en faire une bataille citoyenne !

Le droit à l’énergie est un droit inaliénable qui est pour tous une condition vitale, comme le droit au logement ou à l’emploi. L’énergie n’est pas, ne peut pas être une marchandise pour le développement humain et économique de notre pays.

Afin de préserver le pouvoir d’achat des français et de garantir les droits à l’énergie, créons les conditions d’un véritable service public de l’énergie, en France comme au niveau européen.

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