LOM, les besoins de mobilités sacrifiés sur l’autel de l’austérité

Hier, après plusieurs mois de retard, la ministre des transports, Elisabeth Born, a présenté le projet de Loi d’orientation des Mobilités (LOM).

Le vide est à la hauteur du retard ! Trains, vélos, transports collectifs, nous sommes loin du compte !

Prêt à asphyxier les particuliers avec la hausse de la taxe sur les carburants, 35 milliards d’euros sur 5 ans, le gouvernement ne propose aucune solution de mobilités alternatives.

img_9211Alors que la question des mobilités se pose de plus en plus urgemment dans notre pays, comme en témoigne la mobilisation des gilets jaunes, ce projet de loi, s’il revêt certaines bonnes intentions, n’est pas à la hauteur des enjeux.

En effet, fidèle à sa politique de réductions des coûts, l’État a annoncé être prêt à investir sur la mobilité 13 milliards d’euros d’ici 2022. Nous sommes loin des 18 milliards d’euros prévus initialement.

En matière de ferroviaire, la ministre des transports, qui dit vouloir donner la priorité aux «  transports du quotidien », demande, dans le même temps au patron de SNCF réseau, Patrick Jeantet, de réduire de 200 millions d’euros les projets régionaux en 2019.

Dans la droite ligne de la réforme du ferroviaire, ce projet de loi d’orientations des mobilités va entraîner une suppression massive de milliers de kilomètres de lignes de train, au regard de conditions imposées par SNCF Réseau aux régions pour financer la remise en état de ces « petites ligne ».

Aujourd’hui, quand une région fait le choix ambitieux de rénover des petites lignes, SNCF Réseau facture 3 millions d’€ le km, contre 1 million auparavant ! C’est inacceptable !

Pour le PCF, la Loi d’Orientation des Mobilités n’est qu’une loi d’austérité et d’accompagnement du pompage financier sur le pouvoir d’achat opéré massivement par la hausse des taxes sur le carburant.

Le PCF demande au gouvernement l’arrêt immédiat des projets routiers prévus par la LOM tel que le Grand Contournement Ouest (GCO) à Strasbourg, ou l’A68 entre Toulouse-Castres.

Le PCF demande au gouvernement de mettre en œuvre une feuille de route claire, précise et financée sur la rénovation des petites lignes, tel qu’il s’y était engagé lors de la réforme de la SNCF.

En décentralisant la question des mobilités, sans faire suivre les financements nécessaires à leur développement, l’État prend le risque d’aggraver la fracture territoriale entre les territoires.

Alors qu’en 2017, plus de 25% des français ont déclaré avoir renoncé à un emploi ou une formation, faute de moyens pour s’y rendre, l’État doit assumer ses responsabilités et garantir un droit à la mobilité durable pour toutes et tous, quel que son lieu de résidence sur le territoire.

Face à une planète qui brûle, où, chaque année, 48.000 personnes meurent, en France, à cause de la pollution, des coûts d’entretien des infrastructures routières, avec des axes routiers sclérosés de plus en plus élevés, ce projet de LOM ne laisse pas présager une volonté de répondre aux enjeux sociaux et environnementaux qui sont pourtant immenses.

 

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