Montauban, Brigitte Barèges s’enfonce dans le mythe de la vidéosurveillance

À montauban le dernier conseil municipal a mis en lumière le choix du tout sécuritaire initié par Brigitte Barèges depuis 2102.

Adepte des positions radicales en matière de sécurité, on se souvient de son instrumentalisation d’un fait divers en octobre 2017 pour demander la fermeture de la PADA, la maire de Montauban a investi plus de 3,5 millions d’euros dans la vidéosurveillance depuis cette date. Cela s’est traduit par une explosion du nombre de caméras, celles-ci passant de 47 à 75. Soit une caméra pour 799 habitants !

Dans le même temps cet investissement s’est accompagné d’un recul de la présence des policiers municipaux sur le terrain puisqu’aujourd’hui 13 d’entre eux sur 43 sont en permanence derrière les écrans.

Pour quels résultats ?

Si nous connaissons le bilan comptable, 3,7 millions d’euros pour être précis, nous n’avons aucun retour officiel sur l’efficacité de ce dispositif.

Dans son dernier ouvrage « Vous êtes filmé ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, le sociologue et chercheur au CNRS, Laurent Mucchielli explique qu’il « existe un décalage extrêmement important entre la promesse d’amélioration de notre sécurité quotidienne et les résultats extrêmement faibles ».

Pourquoi continuer alors ? Les enjeux seraient-ils ailleurs ? Comme le précise Laurent Mucchielli « l’observation en direct est détournée de la lutte contre la délinquance pour faire de la verbalisation de toutes les petites infractions routiers du quotidien ». De là à y voir une volonté de faire du fric au travers d’un contrôle permanent du stationnement routier en centre-ville, il n’y a qu’un pas ! On comprend mieux la quasi généralisation du stationnement payant en centre-ville.

Ne reculant devant aucune provocation, Thierry Deville, 1er adjoint au maire, a affirmé « la sécurité c’est le seul patrimoine des pauvres ». Un mépris de classes insupportables.

Le patrimoine des « pauvres » comme le dit Monsieur Deville, ce n’est pas la sécurité, bien qu’ils y aient droit comme l’ensemble de la population, mais les services publics. Des services publics financés par la collectivité, accessibles à tous et véritables remparts contre les inégalités sociales. Là dessus Madame Barèges et son équipe sont beaucoup plus silencieux, préférant développer les délégations de services publics pour satisfaire les intérêts privés au détriment de l’intérêt général.

En plus d’être inefficace, la vidéosurveillance revêt « un caractère intrusif » susceptible d’entraîner la remise en cause de « la liberté d’aller et venir anonymement » comme le précise la CNIL dans un rapport. Bref rien de bon. Ni pour l’amélioration des conditions de sécurité des montalbanaises et des montalbanais, ni pour leur liberté individuelle.

C’est avant tout d’une police de proximité sur le terrain, au contact des citoyens et s’attachant à créer un lien de confiance dont les montalbanaises et les montalbanais ont besoin.

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