Plan santé : chèque en bois pour les hôpitaux et parachutes dorés pour les riches.

Après l’opération communication sur le plan pauvreté, Emmanuel Macron continue dans le cynisme avec le plan santé. Des mots, des chiffres, mais une réalité concrète : ce plan n’est pas à la hauteur des enjeux.

Un chiffre exprime  à lui seul en cette faiblesse : 3,4 milliards d’euros d’investissements d’ici 2022. Pour mémoire la suppression de l’ISF c’est 5 milliards par an, et l’exit-tax plus de 6 milliards par an ! Dans le logiciel Macron, la santé publique pèse bien moins lourd que le bonheur des ultra-riches.

En Tarn-et-Garonne, nous subissons maintenant depuis de nombreuses années les conséquences des politiques d’austérité, avec une suppression massive de lits, un manque de médecins et la privatisation rampante de l’hôpital public de Montauban.

La suppression du Numerus Clausus ou de la T2A, si elles sont de bonnes nouvelles, sont l’arbre qui cache la forêt. Ce dont notre pays a besoin c’est d’un plan d’urgence, avec l’embauche de 100 000 personnes dans le secteur hospitalier, assorti de 4 milliards d’euros pour permettre simplement le maintien de l’offre de soin actuelle.

aff_hopital_public_2Le président, lui, nous propose 4 000 postes d’assistants médicaux dans la médecine de ville et rien pour l’Hôpital ! Et que dire des EHPAD, à peine évoquer dans ce plan santé, alors que les besoins sont immenses pour mettre fin à la souffrance des soignant-e-s et permettre un accueil digne des patients.  Là aussi il est nécessaire d’embaucher 100 000 personnes par an pendant 3 ans, afin de répondre au vieillissement de la population.

Enfin, ne reculant devant aucune provocation, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est félicitée ce matin du fait que « les patients pourront noter les hôpitaux ». À quand l’application tripadvisor pour noter les médecins ?

Plutôt que la mise en concurrence, c’est des créations d’emplois dont le pays à besoin, alors qu’un quart des assurés sociaux (26,5 % exactement) ont renoncé à se faire soigner en 2016, selon l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore).

L’autre grande absente de ce plan est la question de la dette des hôpitaux ! Pas un mot dessus alors qu’elle est une question prioritaire pour relancer notre système de santé publique.

Dans le cadre du tour de France des Hôpitaux que nous avons engagé avec nos parlementaires, nous allons continuer à mener les batailles au coté des usagers et des salarié-e-s pour un système de santé accessible à toutes et à tous sur l’ensemble du territoire.

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