Alléger les obligations des patrons en terme de santé au travail, voila le véritable objectif de Muriel Pénicaud

Invitée du Grand Jury sur RTL, Muriel Pénicaud a précisé que « l’enjeu majeur de notre chantier sur la santé au travail sera la prévention. Nous devons agir en amont pour protéger la santé des salariés. Bien-être au travail et efficacité collective sont indissociables ». Bien évidemment, nous ne pouvons que partager cette analyse. Mais derrière les mots, comme souvent avec le macronisme, il faut regarder les actes concrets.

image1Si la priorité du gouvernement était la santé des salariés, celui-ci n’aurait pas mis en place une réforme des instances représentatives du personnel qui acte la mise à mort des CHSCT, véritable outil de prévention au service des salariés. Le CHSCT est l’instance la plus proche du travail réel. La supprimer est une tentative de déconnecter une partie du corps militant, les représentants des travailleurs, des salariés. En clair cette réforme poursuit un seul objectif : déposséder les salariés de leurs prérogatives. Casser les résistances des salariés, même au détriment de leur santé, voilà le véritable visage du macronisme.

La disparition des CHSCT, est synonyme d’un recul de plus d’un siècle !

Le gouvernement ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Cette semaine, la députée LREM Charlotte Lecocq vient de remettre un rapport au 1er ministre intitulé « vers un système simplifié pour une prévention renforcée ». Là encore, derrière les mots se cache une autre réalité.

Ce rapport relatif à la santé au travail, propose de supprimer le document unique d’évaluation des risques pour toutes les entreprises et le remplacer par un plan de prévention des risques limité aux seuls risques majeurs pour les petites et moyennes entreprises.

La députée LREM propose aussi la création d’une structure nationale « France Santé Travail », et au niveau régional, d’une structure de droit privé, déclinée en guichets uniques pour apporter aides et conseils aux entreprises. Le but ➡ mettre à mort la fiche entreprise, un des outils de traçage des risques au plus près des salariés.

Et surtout le rapport veut acter la rupture avec le compromis de 1898 qui acte la dépendance des salariés à l’égard de l’employeur en matière de santé.

Non Muriel Pnicaud « l’enjeu majeur » n’est pas « la santé au travail », mais alléger les obligations des employeurs en matière de santé au travail. Encore, et toujours, vous appliquez un copié-collé des exigences du MEDEF !

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