Cuba et la démocratie. Réponse à Nathalie Loiseau.

Droit de réponse.

Depuis hier, un déferlement de haine, mêlant anti-communisme et anti-cuba, est à l’œuvre suite à mon tweet où je faisais un parrallèle sur le débat public organisé par le gouvernement Cubain durant 3 mois sur la nouvelle constitution et la façon dont notre téléchargementpropre gouvernement a procédé pour réformer la nôtre.

La ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, s’est même permis un petit commentaire parlant de « démagogie ».

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Notre gouvernement, cautionant des barbouzes tabassant des manifestants, entame un processus de modification de la constitution française sans inclure le peuple dans le débat dont, rappelons-le, il était question de remettre en cause la sécurité sociale, bien commun à tous les citoyens de notre pays. Alors est il le mieux placé pour donner des leçons de démocratie ?

Depuis le début du quinquennat, nous touchons du doigt les limites de la 5ème République, à savoir un hyperprésidensialisme renforcé par un président se qualifiant lui même de Jupiterien !

Parlons de la démocratie sociale … Depuis qu’il est au pouvoir, ce gouvernement, qu’il s’agisse de la SNCF, du code du travail ou de la loi sur le logement (ELAN), enchaîne les réformes en piétinant l’avis de toutes celles et ceux qui sont les véritables experts : les salariés. Aucune des réformes du quinquennat n’a de majorité populaire dans ce pays. C’est cela la réalité du macronisme.

Cuba n’est peut être pas un régime parfait, et je n’ai jamais affirmé cela, mais ne pas prendre en compte la situation de l’île, à savoir l’embargo perpétuel et les multiples tentatives de déstabilisation organisées et soutenues par les États-Unis, relève de la malhonnêteté intellectuelle.

Enfin, Nathalie Loiseau, qui je le rappelle est en charge des affaires européennes, demeure bien silencieuse ce soir alors que l’aquarius, qui transporte 141 réfugiés, dont de nombreuses femmes et enfants, lance un appel pour accoster dans un port « sur ». Le port de Sète, par la voix de son président Jean Claude Gayssot, s’est dit prêt à accueillir le navire. On attend toujours la réponse du gouvernement. Plutôt que de s’acharner sur Cuba, elle serait plus inspirée de prendre ses responsabilités et faire preuve d’humanisme.

Un tel emballement frôlant parfois l’hystérie, nous démontre que lorsqu’il sagit de pointer la démocratie façon LREM, les macronistes et ses supporters manquent singulièrement de sérénité

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