Intervention à la journée des luttes gagnantes organisée par la CGT.

Du cahier revendicatif local au rôle de l’interpro. Un beau thème qui, à mon sens, pose la question de quelle stratégie syndicale. Je ne vais pas faire ici la liste des dates prévues pour le mois de mai, mais comme chacun le sait, elle est pléthorique. J’y inclus ma féderation, la CGT-Cheminot, qui a fait le choix d’appeler à une mobilisation nationale le 22 mars. Quelle efficacité ? Quelle efficience ? Quel ressenti chez les salariés ?

Car derrière la question des conditions de travail, du salaire, de la dignité ou du respect de la règlementation du travail, la question est de savoir dans quelle société nous voulons vivre. Je crois qu’il ne faut pas perdre de vue que la CGT est un syndicat révolutionnaire, qui place la lutte des classes au cœur de son action revendicative, et qui prône un autre modèle de société.

Alors pourquoi ne pas décider, enfin, d’une grande journée d’action nationale interprofessionnelle ? Une journée qui peut permettre d’envoyer un signal fort, en mobilisant également largement les citoyens.

Si notre organisation a fait le choix d’être confédérée, et je m’en félicite, c’est à mon sens pour avoir une meilleure efficacité dans l’action et dans la lutte.

Sans trop m’avancer, pour échanger quotidiennement avec de nombreux militants et salariés, je sens que cette exigence monte fortement.

Aujourd’hui au regard du paysage politique et social dans lequel nous évoluons, encore ce matin le Canard Enchaîné vient d’annoncer que 200.000 représentants du personnel vont disparaître suite à la mise en application des ordonnances Macron, nous nous devons d’être extrêmement efficaces en terme de stratégie syndicale.

Je ne minore pas les difficultés, à la fois d’agenda et politiques, d’une telle démarche, mais notre devoir est de créer les conditions de dépassement de ces difficultés.

Il ne s’agit bien évidemment pas d’une critique, mais d’une interrogation qui doit nourrir notre réflexion syndicale. Si je la pose aujourd’hui, c’est qu’elle m’interroge quotidiennement.

Comment arriver à concilier les cahiers revendicatifs de terrain, essentiels au syndicalisme de proximité que nous portons, et l’impératif de rassemblement large au plan national pour unir nos forces afin d’imposer une autre société.

Si nous continuons à partir seuls dans notre coin, nous serons à chaque fois mis en échec. Je suis persuadé que le meilleur moyen de répondre à l’ensemble des revendications des salariés et privés d’emplois de ce pays est de nous mettre en mouvement autour d’une date unique, qui transcende les professions, agglomère les revendications, pour peser sur les choix politiques de notre pays.

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