Mais dans quel monde vit-on ?

Mais dans quel monde vit-on ? Depuis plusieurs semaines cette question ne cesse de me traverser l’esprit.  Alors que les inégalités continuent d’exploser, que la pauvreté gagne nombreux de nos concitoyens, des députés LREM ne cessent de se plaindre de leurs conditions matérielles.

Il y a d’abord eu ces député(e)s qui ont expliqué devoir manger des pâtes et ne plus pouvoir aller au restaurant autant qu’avant depuis qu’ils sont députés. Certains ont même osé dire « nous devons ressortir des vêtements de notre cave pour nous habiller ! ».  Pour rappel ces représentants de la nation gagnent environ 5000 euros par mois … Les pâtes doivent avoir un goût de truffes !

Et aujourd’hui il y a cette députée, toujours LREM, qui regrette que son mari ne puisse pas s’acheter une Porsche Cayenne en raison des commentaires des gens. Véronique Hammerer précise « trouve terrible de devoir refréner ses envies de décapotable et Porsche Cayenne ». Quel supplice d’être député !

200904090935Ces gens là mesurent-ils réellement leurs propos ? Ont-ils conscience de l’indécence de leur comportement ? Au-delà de leur incorrection, ces propos révèlent la réalité des nouveaux marcheurs. Loin de l’incarnation de la société civile vendue aux français, les député(e)s LREM sont des chefs d’entreprise, médecins, avocats, cadres du privé ou collaborateurs d’élus.  Bien loin de représenter l’ensemble de la société française. On cherche encore les ouvriers, agriculteurs ou artisans !

Ces propos révèlent également ce qui structure le macronisme depuis son arrivée au pouvoir, une véritable haine de classes. Une haine des ouvriers, une haine des pauvres !

Alors que la France compte entre 5 et 8,9 millions de pauvres, qu’entre 2005 et 2015, le nombre de personnes concernées a augmenté de 600 000 personnes, que chaque nuit des milliers de personnes dorment dehors, les député(e)s de la nation doivent œuvrer à mettre fin à ces situations inhumaines. Comment accepter sans être en colère que des hommes et des femmes gagnant plus que correctement leur vie, osent se plaindre alors que dans quelques jours des centaines d’enfants n’auront pas de cadeaux ? Comment oser se plaindre de devoir ressortir des affaires de la cave pour se vêtir quand des milliers de français n’ont pas les moyens de se vêtir ?

Au niveau national, pendant que certains dénoncent le fait ne pas pouvoir rouler en décapotable, le nombre de familles sans aucune solution d’hébergement a augmenté de 8 % en un an !

Ce soir, c’est un cri de colère que je souhaitais pousser !

Aujourd’hui, à Montauban, plus de 30 personnes dorment chaque nuit dans la rue.  Aucune réponse ne leur est apportée, si ce n’est celle répressive.  Les dernières directives laissent craindre le pire, Macron et Collomb ont choisi de faire de la rétention et un renvoi immédiat la ligne directrice de la politique d’accueil de la France. Cela n’est pas acceptable.

Demain je serai présent au « le noël des réfugiés, des sans droits et des sans-abris » organisé par RES82  à partir de 9 heures devant la préfecture de Montauban pour apporter ma solidarité à ces hommes et ces femmes.

J’invite aussi les député(e)s de LREM à venir voir de près ce qu’est la souffrance et la misère.

Ici il n’est pas question de voitures, de restaurant ou de pâtes mais simplement de survie et d’humanité.

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