La lutte des classes doit être la boussole qui guide notre démarche syndicale.

Chère camarade, cher camarade,

Cette conférence régionale, comme l’a rappelé Lionel dans son rapport introductif, s’inscrit dans un contexte politique et social particulier.

Les élections qui se sont déroulées dimanche en Corse confirment cette réalité. À savoir, une percée des idées nationalistes, érigées par certains comme seul rempart face au déferlement ultra-libéral qui accompagne les 6 premiers mois du quinquennat Macron.

La CGT ne cautionne, et ne peut se résoudre, ni à l’une ni à l’autre de ces idéologies qui épuisent les femmes et les hommes, abîment les espérances et gavent de millions une minorité. Aussi, je me félicite que le comité régional rappelle son opposition ferme et inébranlable à l’extrême droite et ses alliés fascistes.

Ce contexte politique et social nous impose d’avoir une CGT offensive, qui place le processus de lutte des classes au cœur de son projet de transformation de société.

J’ai trop souvent l’impression, et je le dis sans animosité mais simplement car cela m’interroge, que notre organisation propose des solutions palliatives, certes nécessaires dans l’urgence face à la violence des attaques subies, mais qui ne sont pas de nature à transformer radicalement le monde dans lequel nous vivons.

La remise, ce matin, d’un rapport au gouvernement proposant de geler le SMIC démontre que cette notion de classes est plus que jamais d’actualité.

Aujourd’hui patronat et gouvernement marchent main dans la main avec un seul objectif : la liquidation du syndicalisme de classes et en premier lieu notre organisation.

La lutte des classes doit être la boussole qui guide notre démarche syndicale. Aussi, il faut, je pense revenir à des propositions fortes, ambitieuses, comme par exemple l’appropriation collective des moyens de production par la classe ouvrière.

Notre démarche de syndicalisation s’inscrit pleinement dans ce processus de lutte des classes. Dans un moment ou l’antagonisme entre capital et travail atteint des sommets, le syndicalisme de classes est la réponse que notre CGT doit apporter.

Gagner des syndiqués doit être une priorité, car à la fin, le syndicalisme de classe que nous devons développer dépend avant tout du poids des syndiqués et des travailleurs. C’est vers eux que notre organisation doit se tourner car c’est d’eux dont dépend l’issue de la bataille contre le capitalisme que nous menons.

Dans chaque période de l’histoire, c’est en défendant l’intérêt réel des travailleurs, l’intérêt de classes, en liant la défense des conquis sociaux à la lutte pour le changement d’une société que notre organisation a été la plus forte et la plus utile à la classe ouvrière.

Pour terminer, je crois qu’aujourd’hui notre organisation a les moyens de faire basculer les choses dans le bon sens. Si nous offrons clairement, sur le long terme, des perspectives de progrès social et d’émancipation humaine nous pouvons rassembler largement pour mettre fin à un système inhumain. Trop de sang de salariés, d’ouvriers a coulé.

Cependant, si nous ne voulons pas avoir de retard d’avenir comme le disait Jack Ralite, il y a urgence. Ne perdons plus de temps.

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