Intervention au 13ème congrès de l’UFCM-CGT cheminots.

Chère camarade, cher camarade.

Depuis notre dernier congrès, beaucoup de choses ont évolué. En mai dernier, les français ont élu un nouveau président de la République, accompagné d’une large majorité au parlement, qui sont résolument hostiles au service public ferroviaire.

Dans le même temps la nouvelle réglementation du travail,  que nous avons combattu en 2016, tisse sa toile avec toutes les conséquences néfastes que nous connaissons.  Le forfait-jour en est l’avatar, mais les ramifications sont multiples, insidieuses.

Notre entreprise n’échappe pas aux nouvelles formes d’organisation du travail par le capital, concomitante à des méthodes de management de plus en plus agressives, qui en réalité ne poursuivent qu’un seul et unique objectif : aliéner le salarié au travail !

La population, maitrise et cadre, est pleinement au cœur de cette évolution, aussi bien sur le plan pratique qu’idéologique. L’enjeu de la syndicalisation des maitrises et cadres est un enjeu de classe.

Alors qu’ils représentent  quasiment la moitié de notre salariat, nous constatons tous un taux insuffisant de syndicalisation chez cette population. Pourquoi ? Ne nous voilons pas la face, la crise de légitimité traverse toutes les organisations, qu’elles soient politiques ou syndicales.  Le contexte général actuel, où se mêlent démantèlement du droit du travail, hausse de la précarité, creusement des inégalités et absence de perspectives de progrès social est un terreau puissant de défiance à l’égard du syndicalisme.

Très souvent, nous abordons le rapport entre salariés et syndicalisation sous l’angle de la confiance. Mais cette notion est difficile à définir, complexe à appréhender et à cerner. Le défi qui se trouve face à nous est à mon sens, d’associer ce sentiment de confiance à l’engagement militant.

Les maitrises et cadres sont chaque jour confrontés à des enjeux éthiques et politiques liés à la fois à leur fonction et leur responsabilité dans l‘entreprise. De ce fait, ils cherchent dans la réflexion et les propositions syndicales une grille de lecture pour mieux comprendre les mutations du monde du travail dans lequel ils évoluent, mieux comprendre les contradictions auxquelles ils sont sans cesse confrontés.

Je crois que l’UFCM-CGT est en totale capacité de leur offrir cette grille de lecture. Notre travail de décryptage sur le forfait-jour en est le parfait exemple. Même si nous n’avons pas réussi à enclencher une vague de refus  aussi importante que nous la souhaitions, nous avons fait naitre dans les consciences des germes qui, demain, peuvent mener à la syndicalisation, à l’action groupée pour résister au rouleau compresseur libéral.

Enfin, si nous voulons gagner la bataille de l’encadrement, il nous faut continuer à être sur le terrain, dans la proximité, écouter les salariés, comprendre leur métier.  La formation dispensée par la fédération sur le thème « construire la revendication par le travail » est un formidable outil qu’il faut faire connaitre le plus largement possible.

Enfin, alors que nous célébrons le centenaire de la révolution d’Octobre, permettez-moi de terminer par cette citation de Lénine « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Nous avons la volonté, traçons le chemin !

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