Retour sur la première journée de la plénière du CESER Occitanie.

Au cours de cette première journée de plénière du CESER Occitanie, nous avons eu, le groupe CGT, à nous prononcer sur trois avis : la territorialisation des politiques culturelles ; les orientations Budgétaires de la région pour 2018 et favoriser l’accès à des bâtiments performants au plan énergétique en Occitanie

Dans un souci de transparence voici nos votes et leurs explications :

La territorialisation des politiques culturelles : vote favorable.

Les orientations Budgétaires de la région pour 2018 : abstention.

Favoriser l’accès à des bâtiments performants au plan énergétique en Occitanie : vote favorable.

Déclaration du groupe CGT au CESER Occitanie sur l’avis relatif à la territorialisation des politiques culturelles

Madame la vice présidente de la Région.

Monsieur le président du CESER.

Mesdames les conseillères, Messieurs les conseillers.

Mesdames et Messieurs.

Je commencerai par une citation de Jean VILAR

 » La culture est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin ».

Avoir un logement, un travail, pouvoir se soigner, c’est fondamental.

Mais cela ne suffit pas.

Nous avons besoin de développer notre pensée, notre imaginaire, nous avons besoin de rêver l’impossible.

La CGT affirme que l’accès aux œuvres et à la culture est un droit fondamental.

Pour nous, soutenir la création, l’innovation et garantir la liberté artistique comme celle de la pensée sont les moteurs d’une véritable politique culturelle.

Nous réaffirmons nos exigences fortes vis à vis de l’Etat et des collectivités territoriales dont la complémentarité doit favoriser une dynamique de développement culturel, de soutien à la création artistique et dont les budgets doivent être accrus.

La culture est une dimension majeure du rapport à l’autre, du vivre ensemble dans une société qui doit reconnaître le pluralisme et la diversité.

Et dans notre territoire, plus il y a d’urgence sociale, plus il y a d’urgence culturelle.

22728733_1872124599771184_5708913222188902751_nDans ces conditions, démocratie culturelle et démocratie sociale sont indissociables, elles se conjuguent et s’appuient l’une sur l’autre.

C’est une conception qui permet à chacun de s’inscrire dans le partage et le développement de la culture commune.

Parce qu’il rassemble sans uniformiser, l’art aide à lutter contre les postures conservatrices et de repli sur soi, en développant en chacun cet esprit d’ouverture propice au vivre ensemble d’une société progressiste et humaniste.

Les intégrismes religieux et l’extrême droite ne s’y trompent pas, ils s’attaquent dès qu’ils peuvent, en premier à la culture.

Le groupe CGT votera positivement ce rapport.

Je finirai mon intervention par une citation de Nelson Mandela

« La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique ».

Je vous remercie de votre attention.

 

Déclaration du groupe CGT au CESER (commune avec Solidaires et FSU) sur l’avis relatif aux Orientations Budgétaires de la région pour 2018

Mme la présidente de Région

M le représentant de l’Etat

M le président du CESER

Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers

Mesdames, Messieurs

J’interviens aujourd’hui au nom des groupes CGT, FSU et SOLIDAIRES.

Le débat sur les Orientations budgétaires devrait être un moment important de la vie de la Région, mais un moment, ne veut pas dire à peine quelques jours !

Pour nos organisations syndicales de salariés, la démocratie c’est aussi de donner du temps à la réflexion, du temps pour que l’analyse du CESER soit la plus précise possible. De plus, les OB proposées sont connues par l’exécutif régional depuis plusieurs semaines, alors pourquoi tout faire dans la précipitation à 1 mois du Budget Primitif 2018 ?

Comment, dés lors, croire que notre avis, aussi pertinent soit-il sera pris en compte dans la construction du BP 2018 ? Dans ces périodes d’incertitude sur la vie d’instances comme celle du CESER, ce n’est pas la meilleure image de fonctionnement que nous devons donner.

Dans son préambule, la Région nous dit : « Le débat d’orientations budgétaires préalable à l’adoption du budget régional est l’occasion d’assumer pleinement les transitions nécessaires pour préparer, dès aujourd’hui, le monde de demain. » et un peu plus loin l’exécutif régional dit vouloir pour les Jeunesses « « redonner confiance en l’avenir, assurer l’égalité des chances et l’accès à l’emploi sur tous les territoires »

Pour autant, la Région choisit comme interlocutrices privilégiées les deux COMUE-s existantes à Toulouse et Montpellier.

Préparer le monde de demain, redonner confiance en l’avenir … ce n’est pas forcement être d’accord avec l’évolution de notre société et l’accompagnement de certaines politiques néfastes, notamment pour les plus fragiles d’entre nous ! Aucune trace dans cet avis du CESER pour pointer les choix délibérés du gouvernement actuel de creuser les inégalités en accablant et fragilisant les travailleurs déjà les plus en difficultés tout en offrant des cadeaux fiscaux aux possédants et aux plus riches.

A ce titre nous faisons quant à nous le parallèle révoltant entre le choix concomitant de casser les garanties collectives du code du travail, de supprimer les contrats aidés et « en même temps » d’alléger l’impôt sur la fortune.

Le seul moment de lucidité des Orientations Budgétaires 2018 de la région et que le CESER aurait pu souligner , réside dans ce constat accablant concernant tous les engagements non respectés par les gouvernements successifs : « A chaque quinquennat sont inventés des pactes de stabilité, de confiance etc… entre l’Etat et les collectivités territoriales. Ceux-ci se sont toujours soldés par une stagnation voire une baisse des concours financiers versés par l’Etat. »

Ainsi, la Région, avec d’autres collectivités, ne serait là que pour accompagner et limiter les dégâts causés par les politiques libérales impulsées par les gouvernements , l’actuel et son prédécesseur. Drôle de sentiment que celui d’une région soumise aux aléas des gouvernements successifs, juste là pour adoucir les effets des délocalisations d’entreprises, les plans de licenciements et l’appauvrissement d’une partie de la population pendant que d’autres détournent la tête mais avec les poches pleines.

A travers les 4 grands chantiers annoncés pour 2018, la région fait un catalogue de toutes les actions possibles dans ses prérogatives et même au delà. De quoi satisfaire toutes les sensibilités, tout y est : l’Economique, l’Humain, l’Ecologie, les Transports et le concept de « produit en Occitanie ».

Pour la CGT, la FSU et SOLIDAIRES, ce vaste programme devra permettre l’égalité de traitement des habitants d’Occitanie où qu’ils se trouvent. Cela suppose d’avoir une politique tournée vers les populations les plus fragiles, vers un rééquilibrage des territoires et on le sait tous, l’argent public bien utilisé, bien ciblé peut y participer.

A ce titre, nous tenons une nouvelle fois à marquer notre défiance face à la multiplication des « guichets uniques » : Maisons de la Région (qui succéderaient côté ouest aux MCEF Maisons Communes Emploi Formation mais avec des compétences différentes)  , Maisons de Services Au Public,  , Maisons de l’État, Maisons des saisonniers …. sans parler de la concurrence effective avec les  réseaux préexistants comme par exemple celui des Pôle Emploi ou des Missions Locales. Avec toutes ces maisons nos concitoyens ne savent plus où ils habitent ! Mais au delà de la boutade, c’est une légitime interrogation de notre part sur le maillage territorial (2 sites dédiés à Toulouse et Montpellier et 1 seule « maison » par département pour l’orientation et la formation par exemple) et les contours des services qui seront rendus dans ces « maisons ».

Nous sommes inquiets sur l’avenir des emplois dans ces « guichets » notamment sur les mobilités forcées au sein des ex MCEF mais aussi des personnels des départements  sur les compétences transport (routier non urbain de voyageurs et scolaires) qui seraient eux aussi implantés au sein des Maisons de la Région . Quid sur l’évolution des qualifications et des statuts de ces « personnels de maisons » . Faire tourner ces « guichets » avec essentiellement du personnel  précaire et non formé – voire des Services Civiques – n’est pas une solution acceptable pour nos 3 organisations syndicales.

En matière de Service Public de l’Emploi, l’annonce de la poursuite voire de l’amplification au plus tard en juin 2018 d’une convention de délégation avec l’Etat ne nous rassure pas non plus  dans le contexte des annonces gouvernementales de remise en cause de toutes les protections sociales.

Sur le chapitre budgétaire , malgré les baisses de dotation déjà annoncés pour le PB 2018, environ 50M€, la région Occitanie reste une région dynamique avec des moyens susceptibles de répondre à beaucoup de défis. Son potentiel d’endettement est loin d’être atteint et les besoins des populations grandissent. Nous tenons à rappeler ici que d’autres voies n’ont toujours pas été envisagées comme celle d’un processus de socialisation du système bancaire avec la création d’un pôle public bancaire que nous appelons de nos vœux . Cette solution ambitieuse aurait le mérite d’aller bien au-delà des projets actuels de Banque Publique d’Investissement. Nous réitérons aussi notre souhait que soit étudiée sérieusement une diversification des recours à l’emprunt, notamment pour les investissements de longue durée, avec  le recours à l’emprunt populaire comme cela se fait avec beaucoup de succès dans d’autres régions.

C’est bien dans le Budget Primitif que nous pourrons juger des réelles intentions politiques de la Région. D’ores et déjà, nos organisations syndicales demandent à la région un plan d’investissement plus important que ces dernières années. En effet, le constat est fait que les budgets réalisés dans les comptes administratifs (ex : CA 2016, note d’accompagnement) sont en deçà des BP et montre une austérité accrue sur les différents budgets de fonctionnement et une sous réalisation des investissements votés.

En matière de financement des entreprises, nos 3 organisations CGT, FSU et SOLIDAIRES, tiennent à rappeler la nécessité non seulement d’améliorer les clauses de conditionnalité, notamment sociales, mais de les accompagner de pénalités et de remboursement des sommes perçues indûment en cas de non-respect de celles-ci. Nous réitérons notre exigence de transparence de la région sur tous ces points et en particulier de ciblage des entreprises aidées pour éviter que ce ne soit toujours les mêmes qui cumulent ces subsides de la région avec ceux de plans de soutien nationaux tels que le CICE ou le Crédit Impôt Recherche. D’autant que l’impact de ces mesures sur l’emploi reste difficile à évaluer, voire reste totalement opaque.

Enfin , certains domaines sont totalement sous dimensionnés  :

Nous ne prendrons qu’un exemple : L’accessibilité des bâtiments publics aux personnes en situation de handicap qui reste une préoccupation pour nos organisations syndicales. Il est temps que la région donne l’exemple et impulse sur tout son territoire les investissements nécessaires. Dans ce cas aussi, les mots ne suffisent plus !

L’avis du CESER, soumis au vote aujourd’hui, reste critique et interrogatif sur certains sujets, mais reste en retrait sur les politiques libérales actuelles.

Nos 3 organisations, CGT, Solidaires et FSU s’abstiendront sur cet avis.

 

 

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