« Vivre et travailler en Tarn et Garonne »

Pendant 3 jours, j’ai eu le plaisir de participer au congrès de la CGT du Tarn et Garonne qui s’est déroulé à Montech. Je vais essayer ici de vous le raconter.

Mais avant tout, je tiens à préciser que résumer un congrès n’est pas chose aisée. En effet dans un premier temps, un congrès ne se raconte pas, il se vit. Et dans un second temps, il est très difficile de résumer trois jours de débats intenses. Forcement, ce récit sera subjectif.

Aussi, j’ai fait le choix de m’arrêter sur trois temps forts de ce congrès.

Service public et industrie.

La question du lien entre les services publics et l’industrie qui faisait l’objet d’un atelier de ce 25ème congrès aura été un axe fort de ce congrès. Bien évidemment en tant que cheminot, ce sujet me tient particulièrement à cœur.

De nombreuses interventions sont venues souligner l’importance des services publics dans notre département, véritable rempart contre les inégalités.

Toutes les études le montrent, le premier facteur d’installation d’une entreprise est la présence de services publics (transport, santé, éducation). Le meilleur moyen d’irriguer le territoire au niveau économique, c’est donc de conjuguer un haut niveau de service public avec un maillage territorial industriel de qualité. C’est un enjeu majeur pour l’avenir de notre département.

Sur la question industrielle, il est urgent de réorienter l’investissement dans les secteurs de la recherche et développement et de la maintenance plutôt que dans la distribution massive de dividendes aux actionnaires. Il nous faut sortir d’un modèle court-termiste qui « pompe » les dividendes au maximum avant de fermer les sites, et jeter des milliers de salariés dans la précarité tout en créant de véritables déserts industriels.

Enfin, il a été également souligné le danger du transfert de compétences aux collectivités territoriales. En effet, celles-ci développent de plus en plus les maisons de services au public. Une réponse qui n’est pas celle que la CGT entend apporter. Pour nous, il est impératif de sortir les services publics de la soumission à l’économie de marché, et si nécessaire les nationaliser ! Oui nous sommes pour des services publics rentables, mais nous parlons de rentabilité sociale, pas financière. C’est une différence fondamentale !

Au terme de ce congrès, devant l’urgence de la situation, nous avons décidé de travailler à la convergence  des revendications entre salariés des services publics et de l’industrie autour d’un slogan : vivre et travailler au pays en Tarn et Garonne.

La lutte au quotidien.

Incontestablement, pour moi, le temps fort de ces 3 jours restera l’adhésion à la CGT du traiteur de notre congrès. « Je vous suis à la télé depuis de nombreuses années, je soutiens vos luttes, aujourd’hui après vous avoir écouté j’ai décidé de vous rejoindre. Je n’ai de patron que le nom, je suis avant tout un ouvrier », c’est par ces mots forts prononcés devant les congressistes que Raphaël a expliqué son choix de rejoindre la CGT. Un moment extrêmement émouvant. Un de ces moments qui vous donne des frissons et vous rappelle pourquoi vous vous battez au quotidien.

Jeudi matin, nous avons également eu le plaisir d’accueillir les factrices et les facteurs d’Auvillar en grève illimitée depuis le mardi matin. Ces hommes et ces femmes se battent pour le maintien d’un service public postal de proximité et refusent de céder à la politique de casse engagée par La Poste depuis plusieurs années. Un combat magnifique.

Le congrès leur a réservé une standing ovation et leur a assuré de leur soutien dans cette lutte. « La CGT c’est ça, des hommes et des femmes qui luttent, qui se tiennent debout face au capitalisme sauvage » a souligné Lina Desanti, secrétaire générale de la CGT.

La question des 32h.

« Les 32H sont une priorité pour la CGT. C’est avec ces mots forts que Sophie Binet, secrétaire adjointe de l’UGICT-CGT, est venue rappeler l’importance de la question des 32h.

Sophie Binet, secrétaire adjointe de l’UGICT-CGT.

Alors que le pacte de responsabilité c’est 40 milliards et 0 emploi. Les 35H c’est 4 milliards et plus de 400000 emplois. Nous le savons tous, la seule mesure qui crée de l’emploi c’est la réduction du temps de travail. Aussi tous les militants de la CGT doivent s’emparer de cette question et la porter dans toutes les entreprises !

Comme l’a précisé Sophie Binet : « les 39H et les 35H ne sont pas tombés du ciel. Elles sont le fruit de luttes, notamment à la régie Renault « .

Partout, les entreprises ne cessent de venter le progrès technologique. Mais celui-ci doit se faire au service du progrès social et environnemental avec la réduction du temps de travail.

La question des 32H représente un des leviers majeurs pour créer massivement de l’emploi mais aussi pour réduire les inégalités et la précarité.

La réduction du temps de travail doit également permettre à chacune et chacun de profiter plus du temps hors travail. Nous ne sommes pas nés pour être aliénés au travail !

Conclusion.

On terme d’un congrès de qualité, intense et fraternel, la nouvelle direction de l’union départementale de la CGT du Tarn et Garonne a réélu à la majorité Lina Desanti comme secrétaire générale.

Pendant 3 ans, nous nous attacherons à répondre à la feuille de route que le 25ème congrès nous a donné avec comme fil conducteur l’amélioration du quotidien des hommes et des femmes de ce département.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s