Et maintenant que faire à gauche ?

Avec plus de 58 % des suffrages exprimés, Benoit Hamon remporte de manière large et significative la primaire du Parti socialiste.Je me félicite de la victoire de Benoit Hamon, c’est une bonne chose pour la gauche.
Je me réjouis, également, de l’élimination nette de Manuel Valls. Pendant 5 ans, cet homme a mené une politique contraire aux désirs du peuple de gauche, le tout avec un comportement autoritaire et méprisant à l’égard du peuple comme de sa propre majorité parlementaire.
Ce résultat confirme ainsi la tendance exprimée au premier tour. Les électeurs de gauche, ces hommes et ces femmes qui ont voté François Hollande en 2012, ont massivement sanctionné 5 ans de trahisons et de rennoncements. Ils sont aussi venus rappeler qu’un bilan s’assume et se paye. Le peuple de gauche n’est pas amnésique, Manuel Valls vient de l’apprendre à ses dépens.
Et maintenant que faire à gauche ?
Alors que tant de spécialistes nous annonçaient la mort de la gauche, voilà que la victoire de Benoit Hamon, comme la formidable dynamique de campagne de Jean-Luc Mélenchon, viennent redistribuer les cartes. Cette victoire nous offre de nouvelles perspectives pour 2017, et après. Saisissons-les !
L’enjeu est de reconstruire une vraie majorité politique de gauche dans le pays. C’est possible. Le Parti communiste français à vocation à incarner ce rassemblement, que nous appelons de nos vœux depuis plus d’un an.
La hausse de la participation prouve qu’il existe dans ce pays un désir de voir émerger une vraie politique de gauche.
Le 8 janvier dernier Benoit Hamon expliquait sur France Info, quelle serait son attitude en cas de victoire : «il faudra se voir, estimer et examiner avec les uns et les autres, quelles sont les questions où les passerelles existent. Il faudra se rencontrer ».
Alors prenons-le au mot, rencontrons nous autour d’une table, avec Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et toutes celles et ceux qui sont disponibles pour converger vers une plateforme commune.
Cessons de faire de la candidature de telle ou telle personne un préalable au rassemblement, c’est l’échec assuré.
Sortons des positions dogmatiques, créons les conditions du rassemblement, faisons converger les propositions de chacune et chacun. C’est le débat d’idées et les propositions communes qui doivent nous rassembler et non la personnalité du candidat ou de la candidate qui les portera.
Comme je l’ai déjà exprimé la semaine dernière, cessons de dresser des murs entre nous et érigeons des passerelles.
Sans cette capacité à transcender nos différences sur certains points, nous livrerons le pays à un scénario mortifère. A savoir un second tour droite / extrême droite.
Personnellement, je ne m’y résoudrais jamais.

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